SORTIE AUTOUR DE LOHEAC L'APRES MIDI DU MERCREDI 14 MARS 2007

Lohéac est un démembrement de la paroisse primitive de Guipry. Lohéac doit son existence au château édifié à l'emplacement d'un oppidum gallo-romain : ce château s'élevait au milieu d'un étang creusé de mains d'hommes et aujourd'hui desséché et était le chef-lieu d'une importante seigneurie au moyen-âge. Lohéac est devenue paroisse à partir de la fondation du prieuré Saint Sauveur , l’abbaye de REDON gérait cette paroisse, elle a perdu ce droit au 19ème siècle. On signale sur le territoire de Lohéac quatre buttes (mottes diverses) dont l'une est la motte féodale de la baronnie de Lohéac et portait ses fourches patibulaires (les Barons de Lohéac avait droit de haute justice). La paroisse était autrefois divisée en deux , la paroisse de Lohéac et celle de Saint Germain, le village de Saint Germain se trouve à 2km au nord de la ville actuelle. Les deux paroisses dépendaient jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo, on y cultivait la vigne au XIIème siècle et elles ont été réunies en 1846. A Lohéac se trouve également une commanderie templière.

Mercoeur passe à Lohéac la nuit du 14 mars 1589 et un traité de paix y est conclu le 21 juin 1796 entre Hoche et Cadoudal. On rencontre les appellations suivantes : Lochiacum (au XIème siècle), Lohoiac (en 1101), Lohéac (au XVIème siècle),

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Relais –manoir du 17ème au 20ème siécle appartenant autrefois aux seigneurs de Lohéac, les coquilles Saint Jacques, sur les frontons de la lucarne droite et du dessus de la porte d’entrée, indiquent qu’il s’agissait d’un relais sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle rejoignant le port de Guipry. On remarquera aussi le puits autre éléments important sur les chemins de Saint Jacques,( il est à gauche mais n’est pas visible ici).

Le château de Lohéac, édifié sur l'emplacement d'un oppidum gallo-romain, changera plusieurs fois de mains entre bretons et français (en 1488 et en 1491), et durant les guerres de la Ligue. Sa démolition a lieu au XVIIIème siècle par la famille de Rosnyvinen devenue propriétaire au 18ème siècle de la baronnie de Lohéac, les matériaux sont utilisés pour la construction du château des champs  sur la paroisse voisine de Guipry

La seigneurie de Lohéac était jadis une baronnie d'ancienneté, relevant directement du duc. Ses possesseurs exerçaient au bourg de Lohéac un droit de haute justice : on y trouvait un auditoire, des ceps et colliers. L'un des premiers sires de Lohéac, Judicaël accompagne Alain Fergent en Angleterre, à la suite de Guillaume le Conquérant, en 1066. L 'un de ses successeurs, Riou de Lohéac, prend part à la première croisade en 1096 et y meurt, en laissant à son écuyer un morceau de la vraie croix que celui-ci ramène en Bretagne, et qui est déposé solennellement, en 1101, par Gautier de Lohéac, dans l'église nouvellement achevée de sa seigneurie, en présence de l'abbé de Redon, de celui de Saint-Méen, et du célèbre Robert d'Arbrissel créateur de l’abbaye mixte de Fontrevault..

Vue de la façade nord du château des champs construit de la fin du 17ème au début du 18ème siècle à gauche la chapelle. Un  fossé en eau entoure  un ensemble comportant : deux pavillons,  deux cours, une chapelle auprès de laquelle se trouve un fournil, et au sud une ferme.

Le musée de l’automobile.

Ci-dessus quelques unes des nombreuses voitures visibles au musée (des voitures de luxes et des voitures plus communes). Ce musée est installé depuis les années 1970 dans le manoir de la cour neuve construction du 17ème siècle, son nom indique qu’autrefois la justice y était rendue.

Ce musée présente une très grande diversité de voitures anciennes et plus récentes, des voitures de course, mais aussi une importante collection de modèles réduits, des motos, des dragsters, des tricycles, des voitures de pompier, des véhicules utilitaires, des machines agricoles, des voitures jouets, des moteurs.