LA SORTIE DE MONTFORT SUR MEU LE 20 AVRIL 2011 PAR J. LE DEROUT.

PIC_0487.JPGVille close et tour du Papegaut. Une maquette de l’ancienne ville fortifiée de Montfort sur Meu, dans le fond au centre le château (angle nord est de la ville close) avec son donjon carré sur une motte et les tours dominant le mur d’enceinte. PIC_0442.JPGLe château et les murailles de la ville ont été en grande partie démolis seuls subsistent quelques restes comme ici la tour du papegaut  siège de l’écomusée  du pays de Montfort dans lequel on accède par le bâtiment visible ici au premier plan.
PIC_0477.JPGImages de Montfort sur Meu.

A gauche, la tour du Papegaut et derrière le clocher de l’église du XIXème siècle.

PIC_0513.JPGPhoto prise à partir du chemin de ronde de la tour du Papegaut vers un lavoir au bord du Garun affluent du Meu, (c’est un des 14 lavoirs qui ont existé à Montfort, soit sur le Meu soit sur le Garun.)
PIC_0486.JPGL’intérieur de latour du Papegaut.

Au premier étage la fenêtre avec des bancs où les dames s’asseyaient au moyen âge à la lumière pour effectuer les travaux délicats de broderie.

PIC_0499.JPGAu 2ème étage, une salle de la tour aménagée en salle à manger médiévale, au mur une toile représente un repas au moyen âge.
chatelet.jpgAutres traces de la ville close. A gauche dans le pignon d’une maison près de l’église, les restes du châtelet, entrée principale de la ville close. A droite restes de l’enceinte de la ville près du Meu. PIC_0455.JPG
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L’abbaye

Le cloître de l’Abbaye  Saint-Jacques de Montfort, fondée en 1151 par Guillaume Ier de Montfort et donnée à des Chanoines Réguliers, était au départ dans la paroisse de Bédée. Elle est réunie en 1829 à la commune de Montfort.

La façade ouest deabbat.JPG l’abbatiale de l'abbaye Saint-Jacques (XIVème siècle). Remaniée aux XIVème et XVIIème siècles. L'église est dévastée par un incendie en 1976. Du XIVème siècle, il ne subsiste que le portail.

Le poudingue de Montfort et la carrière de la Marette.trib24e.jpgDeux aspects du poudingue de Montfort : à gauche  à Saint-Just une pierre couchée du Tribunal, ses galets font pour certains près de 30 cm de diamètre, à droite à Montfort un moellon taillé dans un mur de l’abbaye. poudingue1.jpgDans la carrière de la Marette il y a discordance entre le briovérien et le primaire, les couches ordoviciennes bases du primaire reposent  sur les roches du briovérien et forment un angle. On  a eu une avancée de la mer ordovicienne sur le continent érodé briovérien, cette avancée de la mer est une transgression. Une transgression débute par un conglomérat de base, ce conglomérat de base est ici  le poudingue de Montfort. C’est la référence pour la base du primaire dans le massif armoricain. Nous remarquons que la plupart des façades en pierre de Montfort sont faites avec ce poudingue. Du fait de ses galets blancs de quartz soudés par un ciment de grès ferrugineux pourpré, la pierre a un aspect plus clair que les schistes pourprés dit de Pont Réan qui les surmontent. Ces schistes (qui pour certains géologues sont des grès à grains fin affectés de schistosité) ont été aussi beaucoup utilisés dans les constructions en pierre autour de Rennes, et également à Redon dans l’abbaye Saint-Sauveur.

La légende de la Cane: Montfort La Cane. (Texte recueilli sur Internet sur Wikipedia).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Montfort-sur-Meu

C’est au rez-de-chaussée de la tour du Papegaut qu’on nous a conté à l’aide d’une vidéo  cette légende.

C'est depuis le début du XVe siècle que la légende de la Cane s'est transmise de génération en génération.

Dans la première version, la légende dit qu'une jeune fille d'une beauté sans pareille aurait été enfermée dans le château par le seigneur de Montfort. Elle pria alors Saint Nicolas pour qu'il puisse la sauver. Saint Nicolas ayant entendu sa prière, transforma la jeune fille en cane. Elle put alors s'échapper du château.

Par la suite, et pendant plusieurs siècle une cane sauvage venait tous les ans, aux environs de la Saint-Nicolas, dans l'église et y déposait un de ses canetons en offrande au Saint miraculeux.

Dans la seconde version, l'histoire dit que vers 1386, lors de l'achèvement des fortifications de la ville, le seigneur aurait enfermé dans son château une jeune fille d'une beauté remarquable. Elle comprit bien vite le sort qui lui était réservé, et, apercevant l'église de Saint-Nicolas, elle se mit à prier le saint, promettant qu'elle viendrait le remercier dans son église si elle s'échappait. Le soir même, elle put fuir.
Malheureusement, elle tomba entre les mains des soudards du seigneur, qui voulurent lui faire subir ce qu'ils supposaient qu'avait fait leur maître. Elle regarda aux alentours pour appeler à l'aide, mais n'aperçut que deux canes sauvages dans l'eau de l'étang (étang qui a été asséché depuis).
Elle renouvela sa prière à Saint Nicolas, le suppliant de permettre que ces animaux soient témoins de son innocence et qu'ils accomplissent chaque année son vœu en son nom si elle venait à perdre la vie.
Elle réussit à échapper aux soldats, mais mourut peu après, de frayeur, dit-on. Elle fut ensevelie dans le cimetière Saint-Nicolas. Or, voilà que la même année, lors de la fête de la Translation, alors que la foule se pressait auprès des reliques de saint Nicolas, une cane sauvage pénétra avec ses canetons dans l'église. Elle voltigea près de l'image du Saint, vola jusqu'à l'autel, et salua le Crucifix. Puis elle redescendit vers l'image du Saint, et y demeura jusqu'à la fin de la messe. À ce moment, elle s'envola, suivie de tous ses canetons, à l'exception d'un seul, qui demeura dans l'église.

L'histoire devint si célèbre que, comme en attestent de nombreux documents au cours des siècles, Montfort-Sur-Meu fut appelé Montfort-la-Cane pendant plus de 300 ans. Les apparitions sont consignées dans les procès-verbaux plusieurs fois. La dernière apparition de la cane date du 8 mai 1739. Toutefois, comme seules les archives postérieures au XVe siècle ont pu être conservées, il manque énormément de témoignages, même si comme le dit un ecclésiastique "jadis, ces faits étaient devenus si communs qu'on ne prenait plus la peine de les signaler.