LE MAQUIS DE SAINT-MARCEL EN MORBIHAN

"VISITE DU MUSÉE DE LA RÉSISTANCE BRETONNE"

Le mercredi après-midi 18 mars 2015

I LE SITE DE SAINT-MARCEL

- L 'APPHR a mobilisé 35 personnes pour découvrir le musée de la Résistance Bretonne de Saint-Marcel construit sur les lieux mêmes des com-bats dans un parc boisé de 6 hectares.

- Le 18 juin 1944, Saint-Marcel, dans les landes de Lanvaux, a abrité le plus grand maquis breton où s'est déroulé un combat mémorable.

II VISITE DU MUSEE

Sous la conduite de notre guide nous étudions les différentes scènes

et objets exposés dans le musée de Saint-Marcel.

- A 14h 15 nous sommes accueillis par le responsable du musée qui nous faire revivre pendant 3 heures les faits d'armes de la résistance en Bretagne, l'une des premières ré-gions de France reconnue pour son héroïsme.

- Ce musée comprend 6 salles d'exposition sur 1500 m2 de surface couverte, complétées à l'extérieur par les reconstitutions grandeur nature de blockhauss, canons, véhicules militaires.

- Pour comprendre le processus qui a déclenché la résistance en France il faut analyser la chronologie de ce conflit mondial qui a causé la mort de plus de 50 millions d'êtres.

III LE TRAITE DE VERSAILLES

- En 1919 les négociations entre les alliés et l'Allemagne aboutissent à la signature d'un traité fran-co-allemand. L'Allemagne doit ver-ser 132 milliards de marks-or dont 52% à la France.

L'Allemagne est en partie démilitarisée. Son armée est réduite à 100 000 hommes.

- Ce traité de paix va créer de multiples foyers de crise, susciter des sursauts nationalistes, hypothéquer gravement l'avenir et altérer les rela-tions franco-allemandes.

Sous la conduite de notre guide nous étudions les différentes scènes

et objets exposés dans le musée de Saint-Marcel.

IV LA MARCHE INEXORABLE VERS LA GUERRE TOTALE/(1938-1940)

- Les accords de Munich/1938

Daladier signe avec Hitler, Mussolini, Chamberlain, l'annexion par l'Alle-magne nazie d'une partie de la Tchécoslovaquie pourtant alliée de la France.

- La mobilisation française/1939

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne la France mobilise le 1er septembre et décrète l'état de siège.

- La déclaration de guerre/1939

Le 3 septembre, la France déclare la guerre à l'Allemagne quelques heures après le Royaume Uni.

- La drôle de guerre/1940

- Dix mois d'inaction démoralisent l'armée française.

- Le 10 mai Hitler attaque. Il envahit les Pays-Bas, la Belgique. Les divisions allemandes percent le front à Sedan, atteignent la Manche et font des milliers de prisonniers à Dunkerque dont mon père Yvan Maugendre que j'ai vu pour la pre-mière fois en 1945...!

- L'armistice est signé le 22 juin.

- La France est coupée en deux zones et doit payer un très lourd tribut journalier et 1 600 000 hommes sont prisonniers en Allemagne.

- Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lance de Londres un appel à la résistance. Cet appel peu ou mal entendu en France marque la naissance difficile d'une résistance extérieure : La France Libre.

V LA FRANCE OCCUPEE (1940-1943)

- La Collaboration

A la signature de l'armistice la plupart des français faisaient confiance à Pétain le vainqueur de Verdun.

- Rencontrant Hitler à Montoir s/le Loir, Pétain convient d'une collaboration politique.

- Politique antisémite, Vichy à la demande des Allemands a institué un premier statut des juifs qui exclut ceux-ci de nombreuses professions.

- Ces mesures s'aggravent et des milliers de juifs sont arrêtés.

Avant le STO les allemands essayaient d’appâter les français par un travail

volontaire en Allemagne, comme le montre l’affiche ci-dessus.

- La collaboration s'amplifie en 1942 par Laval et Pétain dans l'illusion d'obtenir des allégements de l'occupation.

- L'Allemagne peut ainsi prélever des matières premières, des den-rées alimentaires, du matériel de guerre.

- Les français sont rationnés, les tickets d'alimentation font leur apparition ainsi que le marché noir.

- La collaboration est aussi policière en particulier contre les juifs.

- La rafle du Vel d'Hiv a arrêté 12 900 juifs qui sont ensuite déportés.

- Au total, parmi les 6 millions de juifs européens, 76 000 juifs de France seront exterminés dans les camps de la mort. Seuls 3% en revinrent...!

- L'occupation totale (1942)

- Les allemands envahissent la zone sud pour riposter au débarquement anglo-américain. La flotte française se saborde à Toulon pour échapper aux allemands le 27 novembre 1942.

- L'Allemagne a ouvert un deuxième front en Russie (opération Barbarossa) ce qui lui sera fatal par la suite...!

- La Résistance encore timorée

- En France la résistance active resta longtemps minoritaire. Après l'appel du 18 juin la résistance extérieure se regroupe progressivement.

- Quant à la résistance intérieure d'abord diffuse et isolée elle se structure peu à peu. Les hommes sont mal armés malgré la réception (insuffisante) d'armes, des parachutages de postes radio (miniatures pour l'époque)

pour capter les messages anglo-saxon ainsi que des pigeons voyageurs pour informer Londres des positions de l'ennemi.

- Les actions vont du sabotage de voies ferrées, aux renseignements, en passant par la fabrication de faux papiers.

- Mais les représailles sont terribles : otages fusillés (hommes, femmes, enfants)

- La milice française pro-nazie créée par Darnand conduit la chasse aux résistants.

L’affiche officielle ci-dessus a été surchargée par des slogans hostiles à Vichy.

Une des nombreuses formes de la Résistance.

VI LA FRANCE SE LIBERE

/(1943-1945)

- La montée en puissance de la résistance/1943

- Alors que le régime de Pétain intensifie la collaboration avec les nazis, les groupes résistants fusionnent sous la présidence de Jean Moulin.

- Le S.T.O (service du travail obligatoire en Allemagne est institué pour les jeunes français. Le refus du S.T.O entraîne de nombreux jeunes vers le maquis (Ain, Vercors, Saint-Marcel) de la résistance).

- De Gaulle est peu à peu reconnu chef de la France combattante.

-La résistance enfin unie, participe activement à la libération du pays.

- La Résistance en Bretagne et à Saint-Marcel/1944

- En Bretagne, les troupes allemandes comptent environ 150 000 hommes au moment du débarquement allié sur les côtes normandes.

- Les effectifs F.F.I sont estimés à 25 000/30 000 hommes mal armés. Les parachutages d'armes dans des containers sont insuffisants.

- A Saint-Marcel au moment du débarquement du 6 juin un climat pré-insurrectionnel est créé par la résistance.

- Le 18 juin plus de 2 000 maquisards déclenchent une véritable bataille aux forces allemandes.

- Malgré l'appui de la R.A.F, les résistants doivent céder du terrain. Les pertes humaines sont lourdes. Le village de Saint-Marcel est détruit. Beaucoup d'innocents sont fusillés.

- Le débarquement allié/ 1944

- La percée d'Avranches, le 1er août, permet la reprise de l'offensive américaine.

- La résistance bretonne devant l'avancée des colonnes alliées lance des opérations d'envergure : elles tendent des embuscades à l'ennemi, harcèlent sans arrêt les allemands.

- La libération de la France s'est accomplie grâce à la prodigieuse opération du débarquement de Normandie et de l'aide courageuse de la résis-tance.

- Le prix de la réussite est très lourd. 10 000 morts en un seul jour dont 6 000 américains.

La fameuse jeep américaine un véhicule militaire révolutionnaire pour l’époque au point que 70 ans après la fin de la seconde guerre il n’a encore rien de désuet, à part peut-être une consommation exagérée de carburant.

- La capitulation allemande/ 1945

- L'Allemagne écrasée signe le 8 mai à Reims, puis à Berlin, une "capitulation sans condition".

- La garnison allemande résista dans la poche de Saint-Nazaire jusqu'à l'armistice du 8 mai 1945...!

-Monument commémoratif du 18 juin 1944

En sortant du musée, à 1 km, s'élève un monument à la mémoire des bataillons F.F.I et de la FRANCE LIBRE qui luttèrent pendant 24h face aux troupes allemandes tuant plus de 600 hommes dont 42 français.

Yvan MAUGENDRE

SAINT-MARCEL

Monument souvenir du maquis et de la bataille de Saint-Marcel

La première pierre de l’imposant

monument commémoratif

dressé ici, à la lisière des deux

communes, face à la ferme

de La Nouette, entrée dans la légende,

a été posée par le Général de Gaulle,

le 27 juillet 1947