QUAI AMIRAL DE LA GRANDIERE

Un des quais de Redon (qui commence sous le pont de la Ville et se trouve en contre-bas de la rue de l'Union) porte le nom de l'Amiral de la Grandière. Qui était ce personnage?

Du volumineux dossier d'archives qu'on nous a aimablement transmis, nous extrayons un premier document: son acte de naissance, et une première information: l'Amiral de la Grandière est né à Redon, rue du Port, le 28 juin 1807.

Une lettre de son père au Ministre, secrétaire d'état de la Marine, pour demander pour son fils (notre futur Amiral) "une place gratuite au Collège Royal de la Marine à Angoulême" nous donne quelques indications sur la famille de la Grandière. Le grand-père de notre héros était chef d'escadre au Cordon rouge( 1) et servit avec honneur et fidélité son Roi pendant 70 ans dans le corps de la Marine" écrit fièrement Charles de la Grandière qui poursuit: "... corps de la Marine où nous avons été aussi 4 frères dont deux ont malheureusement péri à ce service. L'aîné tué dans l'Inde sur le (Nom du bateau illisible), dans l'escadre du Bailli de Suffren."

Le père rappelle aussi ses services personnels: "Ayant constamment servi mon légitime souverain tant dans la Marine qu'à l'armée de son Altesse Monseigneur le Prince de Condé '(je fus) rappelé par mon Roi en 1816 pour servir comme capitaine de frégate attaché au port de Lorient."

Il termine en évoquant d'autres titres à la reconnaissance royale: "Père de sept enfants, ayant vu ma fortune vendue pour fait d'émigration, si Sa Majesté peut m'accorder une place gratuite pour mon fils au Collège d'Angoulême, elle comblera les vœux de son fidèle sujet."

Remarquons en passant qu'à travers ces documents le lecteur peut relire en filigrane une page de l'Histoire de France: l'Ancien-Régime, la Révolution, la Restauration avec Louis XVIII. Il connaîtra mieux peut-être ce visage d'une noblesse vouée au service de son Roi et bien mal récompensée apparemment de son attachement.

Dans les mêmes archives, un autre document intéressant, que j'appellerai un certificat de bonnes mœurs ou de bonne conduite, délivré par le Principal du Collège de Redon au jeune de la Grandière. Nous le reproduisons in extenso et le recopions à la machine pour qu'il soit encore plus lisible:

Nous, soussigné principal du Collège de Redon, certifions que pierre Paul Marie de la Grandière joint à un caractère unique une piété extrêmement tendre et des mœurs extraordinairement pures.

Il étudie depuis plusieurs années dans notre Maison les éléments de la Grammaire française et latine. Il y a aussi appris une partie du premier volume de (illisible, quel dommage!)

Redon, le 12 mai 1820 Signature illisible

Le Maître d'écriture au dit collège certifie que le susnommé écrit facilement et proprement les différents genres d'écriture.

Signé: Lavenant

Ce certificat a été exigé pour l'admission au Collège Royal de Marine (d'Angoulême) comme l'atteste le cachet en bas, à gauche.

Dans une autre lettre écrite aussi de Redon et datée de 1828, ce même bon père de famille écrit à un général de ses amis:

"Mon fils vient d'arriver à Toulon sur l'Armide. Depuis 1820, époque de son admission à Angoulême, nous ne l'avons vu que 15 jours. Si vous pouviez lui faire obtenir un congé de quelques mois, vous combleriez les vœux de toute la famille qui vous en saura un gré infini."

Quinze jours de permission en 8 ans! Le père précise, en outre, que son fils a participé au combat de Navarin (En 1827, la flotte Turque fut complètement détruite par les forces navales anglaise,française, russe accourues au secours de la Grèce.)

Le 15 février 1833, le jeune officier de marine écrit depuis Redon au Ministre de la Marine et des Colonies: "En convalescence des suites d'une (mot illisible) de dysenterie contractée pendant mon long séjour dans les Colonies et croyant ne pouvoir faire, d'ici quelques mois, aucun service actif, j'ai l'honneur de solliciter de votre Excellence une autre prolongation de trois mois de congé."

Dans un certificat médical, le médecin diagnostiquera: "souffre d'une irritation de la muqueuse intestinale qui détermine souvent un flux dysentérique." il ne s'en guérira pas et devra solliciter d'autres congés de maladie.

En 1846, il se distingue sur les bords du Rio de la Plata dans une guerre contre l'Argentine. Il est proposé à l'avancement dans les termes suivants: "Officier plein de courage et d'énergie qui s'est particulièrement distingué dans les divers engagements que nous avons eu (sic) dans la Plata. Il commandait en blocus la Vigilante. M. de la Grandière ferait un bon Capitaine de vaisseau."

En 1847, comme c'était encore l'usage il n'y a pas si longtemps, le Capitaine de la Grandière écrit au Ministre pour lui demander la permission de se marier. Voici un passage de cette lettre:

Après avoir examiné soigneusement le dossier, le ministère répond favorablement:

"Au nombre des pièces jointes à cette demande se trouve un acte notarié constatant que la future apportera en dot plus de 2000 francs de revenu et que ses espérances de fortune peuvent être évaluées en outre à environ 200.000 francs en immeubles.

Cette union paraissant offrir les convenances désirables, j'ai l'honneur de proposer à son Excellence de bien vouloir autoriser M. de la Grandière à la conclure."

Les années suivantes le voient participer à l'expédition du Kamtchatka contre les Russes. Il commandait l'Eurydice. Son sang-froid et son courage lui valurent alors la Croix de Commandeur de la Légion d'Honneur 1853. Lors des troubles de Syrie, en 1962, il prend la tête de la division navale des mers du Levant, sur la frégate le Mogador.

Son panégyriste résume ainsi cette première partie de sa carrière: "Ses états de service se chiffrent à cette date par 56 ans de présence dans le corps des Officiers de vaisseau, par 29 ans de service à la mer, presque toujours dans des campagnes lointaines, et 10 ans de temps de guerre, dans des expéditions meurtrières, où sa brillante conduite fut plusieurs fois portée à l'ordre du jour."

Pour être un héros on en est pas moins homme. Un rappel à l'ordre lui sera notifié en 1840 (faute de jeunesse donc) par le Préfet maritime de Brest qui écrit à Monsieur le Ministre de la Marine et des Colonies:

Monsieur le Ministre,

Une dépêche en date du 10 août m'informe que votre ,~, Excellence a désigné M. le Lieutenant de Vaisseau de la Grandière  pour faire partie d'une commission au Ministère. '

Mais je dois vous faire connaître qu'il y a quelques jours, cet officier soumit une demande de prolongation de congé à Monsieur le Major général qui lui exprima le regret de ne pouvoir adhérer à son désir auquel s'opposait absolument la situation du port qui éprouvait le besoin urgent de Lieutenants et d'Enseignes de vaisseau. M. de la Grandière fut alors formellement invité à rallier à l'expiration de son congé.

D'après ses antécédents, inconnus à votre Excellence, je la prie instamment de prescrire à M. de la Grandière de rentrer sur le champ au port de Brest: c'est une question de discipline et aussi de dignité pour l'autorité du Major Général; aussi n'insisterai-je pas davantage.

Je déclare cependant qu'il m'est impossible de former en ce moment les états-majors des bâtiments en armement. J'ai déjà signalé, mais en vain, la fâcheuse pénurie à laquelle nous sommes réduits, et elle ne pourra cesser que lorsque certains de nos officiers ne trouveront plus à Paris les moyens d'éluder les ordres qu'ils devraient exécuter.

Agréez, Monsieur le Ministre, l'hommage de mon respect.

Le Vice-amiral Préfet maritime

En 1864, M. de la Grandière succède à l'Amiral Bonnard dans le gouvernement de la Cochinchine. L'homme de mer cède la place à l'administrateur colonial. Il nous faudra un deuxième article pour apprécier son oeuvre.

" QUAI AMIRAL DE LA GRANDIERE " (suite et fin)

Avant de parler du Gouverneur de la Cochinchine Que fut Mr de la Grandière à partir de 1864, précisons pour l'Histoire qu'il ne fut jamais AMIRAL en titre, mais seulement vice-amiral ou contre-amiral. Ce fut sûrement la grande déception de sa vie. Il réunissait pourtant les conditions requises, comme il

le fait valoir dans une "pétition" adressée à SA MAJESTE L'EMPEREUR, le 19-2-1869 et dont voici un passage. (L'écriture est celle d'un scribe du Ministère chargé de la duplication des pièces originales) ,

Les archives ont conservé une autre la «pétition» du vice- amiral de La Grandière. Elle date du 13 mai 1873, trois ans avant sa mort. Elle est expédiée de Quimper où il vivait une retraite bien méritée depuis sa démission de 1870. Mais cette fois , nous avons la réponse  du Ministre. Elle est datée du 20 mai 1873 et vient de Versailles où les "Versaillais" de Mr Thiers se trouvaient encore après leur sanglante répression de la Commune.

Certes, il ne conteste pas les services rendus par le vice-amiral. Il ajoute seulement: " Mais quelques uns de vos collègues peuvent aussi invoquer leurs titres à l'Amiralat et il ne m'appartient pas d'examiner seul celui d'entre eux qui réunit le mieux les conditions exigées. Je m'empresse d'ailleurs de vous autoriser à vous adresser au Président de la République ainsi que vous en aviez manifesté l'intention. Toutefois, je dois vous dire dès à présent que la question de faire des MARECHAUX ayant été écartée, il me parait devoir en être de même en ce qui concerne les AMIRAUX."

"Bref, il se défile!" dut s'exclamer le vice-Amiral de La Grandière en termes plus choisis.

Je vous laisse deviner, lecteur, son amertume. Fut-elle compensée, là-bas, outre-tombe, par la joie de se voir enfin promu, à titre posthume, à la dignité d'Amiral, sur une plaque de rue de sa ville natale reconnaissante?

Le quai inondé en janvier 2001.

Les archives qu'on nous a aimablement transmises, nous laissent, finalement, peu de documents de première main, je veux dire de la main même du gouverneur de Cochinchine et commandant en chef des mers de Chine, sur la conquête et la colonisation du pays. Un des plus hauts faits de son gouvernement: la conquête des 3 provinces occidentales de la basse Cochinchine, il ne l'évoque que dans une lettre officielle écrite pour faire valoir ses droits à l'Amiralat. C'est le capitaine de frégate H. Amirault, lequel fit partie de son état- major, qui relate l'événement d'un point de vue historique dans la notice nécrologique qu'il fit paraître dans la Revue maritime et coloniale après la mort du vice-Amiral:

" 1200 hommes d'infanterie de marine furent rassemblés à Mytho, et 400 miliciens, sous le commandement de 8 inspecteurs, avec les employés destinés à prendre l'administration des nouvelles provinces étaient concentrés au vieux Mytho. Tout ce personnel prit place sur dix canonnières; le commandant en chef avait son pavillon à bord de son yacht l'Ondine. Ce fut le 19, à minuit, que la flotille se mit en mouvement sur Vinhlong.

Au jour, une brume épaisse couvrait le pays et rendait les navires invisibles. Au moment où une brise légère vint dissiper le brouillard, la division navale jetait l'ancre devant Vinh-long, les troupes étaient mises à terre et sommation était faite aux chefs annamites de rendre la citadelle. Ceux-ci purent s'assurer que toute résistance était impossible. Phan-tan-giang vint à bord de l'Ondine, pour convenir de la remise de la citadelle Sur l'invitation de l'Amiral, Phan-tan-giang écrivit aux grands mandarins de Chaudoc et de Hatien pour les informer de nos dispositions, de notre désir d'éviter toute effusion de sang et les engager à remettre leurs citadelles. Trois jours après, l'annexion des trois provinces occidentales était un fait accompli sans qu'il en coutât une goutte de sang à la France. A proprement parler, ce fut plutôt une promenade militaire. Tout l'honneur de cette conquête pacifique revient à la sage prévoyance de l'amiral (sic) de La Grandière, qui fut élevé au grade de grand-officier de la Légion d'honneur. "

Par contre, ces mêmes archives si avares de témoignages historiques de cette qualité deviennent bavardes et pléthoriques lorsqu'il s'agit de savoir qui va payer les frais de passage des trois femmes de chambre qui accompagnent Madame de La Grandière et ses enfants sur le paquebot qui emmenait le vice-amiral et sa famille à Saigon. Paris ou Saigon?

De même, le contexte politique, le climat d'intrigues entre lesquelles le Gouverneur de Cochinchine doit louvoyer, est bien mieux restitué par le témoignage d'un autre capitaine de frégate: M. Via1, auteur du livre: "Les premières années de la Cochinchine" que par le gouverneur lui-même, pourtant premier acteur de l'Histoire de l'Indochine qui se faisait sous ses yeux. Il écrit:

En 1864, Quand M. de La Grandière fut appelé à succéder à l'amiral Bonnard dans le gouvernement de la Cochinchine, la colonie sortait à peine de la période de Conquête, consacrée par un traité Qui venait d'être ratifié à la cour de HUE... Nos troupes occupaient provisoirement la citadelle de Vinh-long Qui fut rendue aux Annamites dès le rétablissement de la paix. L'existence de notre possession était à peine reconnue Qu'elle faillit être compromise par une insurrection généra1e suscitée par les agents de la cour de HUE.. .Les mandarins annamites, circulant librement sur notre territoire, répandaient le bruit de notre abandon prochain et formulaient les menaces les plus horribles contre les chrétiens. Ces agissements étaient malheureusement justifiés par la rétrocession du fort de Vinh-long et par l'envoi à Paris d'une ambassade annamite dont la mission avouée était de traiter du rachat du territoire concédé. Les ambassadeurs annamites finirent par se faire écouter leur projet de rétrocession avait trouvé faveur près de plusieurs ministres français. Le consul de France au SIAM reçut la mission d'aller à Hué discuter les termes d'un nouveau traité dont les bases étaient la rétrocession de notre conquête, à l'exception de Saigon, Mytho, Thudou-mot."

Voilà à Quel genre de difficultés était affronté Mr de La Grandière. Heureusement, il put compter sur l'appui inconditionnel du Ministre de la Marine: M. de Chasseloup-Laubat. La Cochinchine resta française.

La politique était coloniale, certes, et il ne pouvait en être autrement en 1864, c'est-à-dire tournée essentiellement vers l'exploitation des ressources naturelles. Toutefois, l'œuvre civilisatrice de la France fut considérable. Je veux surtout insister sur cet aspect de l'action de M. de La Grandière pendant les 4 ans de son gouvernement: il créa des écoles où les enfants annamites apprenaient à écrire leur langue avec nos caractères: il fonda des hospices où les pauvres indigènes malades recevaient les soins de nos médecins de marine et des soeurs hospitalières de St Joseph; il abolit l'usage des cadeaux (entendez: des bakchichs ou pots de vin) si onéreux pour les populations sous l'administration des mandarins; il supprima le transport des individus et de leurs bagages par les corvées des villages. Ne nous y trompons pas: ces deux derniers abus n'étaient ni plus ni moins que des formes d'esclavage.

Ce Qui apparaît plus visiblement dans la correspondance (presque uniquement administrative) et les papiers laissés par Mr de La Grandière c'est, bien entendu, quelque chose de plus quotidien et parfois de plus émouvant. Tout le monde sait que le climat de la colonie tue à petit feu les missionnaires, les soldats, les colons. Mais il est pathétique de rencontrer des victimes concrètes.

Le témoignage de l'historien confirme le témoignage personnel. Le capitaine de frégate H. Amirault écrit:

On sait qu’il ne l’obtint pas mais qu'il en était digne.

Dans les articles de presse qui annoncèrent sa mort et ses obsèques à Quimper, tous élogieux, on relève des informations inédites sur sa vie de vice-amiral en retraite:

" M. de La Grandière était membre du conseil général du Finistère depuis le mois d'octobre 1871: il y représentait le canton de Briec, et faisait partie de la droite du conseil.

Lors des dernières élections sénatoriales, le parti bonapartiste voulut le proposer aux suffrages de notre département, mais cette tentative, qu'il ne semble pas avoir approuvée d'ailleurs, fut absolument sans succès.

Les obsèques de M. le vice-amiral de La Grandière ont eu lieu dimanche à une heure de l'après-midi. Mgr l'Evêque de Quimper présidait à la cérémonie funèbre, accompagné d'un clergé nombreux. Une partie de la garnison formait l'escorte d'honneur. Derrière le cercueil marchait un maître de marine portant sur un coussin de velours les décorations du défunt. Sur la bière on avait placé l'uniforme de vice-amiral. Les cordons du poêle étaient tenus par MM. Monjaret de Kerjégu, sénateur, le vice-amiral Didelot, l'ancien commissaire de l'inscription maritime de Lessègues-Rozaven et Ponthier de Chamaillard, ancien député.

On remarquait dans le cortège M. le Préfet du Finistère; M. Gicquel des Touches, préfet maritime de Lorient, en petite tenue, et son aide-de-camp; la plupart des conseillers généraux présents à Quimper et faisant partie tant de la minorité que de la majorité du conseil; enfin, un grand nombre d'autorités civiles, militaires et ecclésiastiques.

L'inhumation a eu lieu au cimetière Saint-Marc. Aucun discours n'a été prononcé. Lorsque le cercueil fut déposé dans la tombe et tandis que les assistants commençaient à se retirer, l'escorte militaire salua d'un feu de section la dépouille mortelle du vice-amiral.

(D'après le journal "Le Finistère", de Quimper, 30 août 1876) Textes d'archives choisis et commentés par P. Divay) )

 

A P P E N D I C E

Nous avons bien reçu le tableau de la généalogie de la famille de LA GRANDIERE. Mr Pierre Le Bastart de VILLENEUVE, son auteur, y déploie les vertus du parfait historien: rigueur, minutie, clarté. C'est un travail considérable qui nous a laissés pantois et confus. Confus, car étant donné nos moyens, compte tenu surtout de notre manque d'espace pour dignement l'accueillir, ce document ne peut être reproduit dans nos colonnes in extenso. Nous sommes bien conscients que nous allons fortement décevoir MR de VILLENEUVE en ne publiant que les informations suivantes, choisies, peut-être arbitrairement, en fonction de l'appartenance des personnages à REDON et ses  environs.

1° La mère de notre amiral était née Anne-Marie Chai11ou de l'Etang, propriétaire à REDON;

2° Une descendante de son frère Félix (1820-1890) n'est autre que Madame Le Bastart de Villeneuve, née Chantal de la Foye, propriétaire au Châtelet, à REDON;

3° Un de ses petits-fils: Lionel De ROTALIER, s'est marié à St Vincent sur Oust avec Solange Le Bastart de Villeneuve en 1931.

4° Une de ses nièces, Marie-Henriette, épouse de Augustin de Rengervé, habita au "BOIS-BRUN" (manoir intégré maintenant au Cleu-St Joseph)

5° Les parents de notre Amiral habitaient un vieil hôtel du quai Duguay- Trouin mais qui donnait par derrière sur la rue du Port. Plus tard, ils habitèrent "La Halle aux blés" (aujourd'hui, restaurant de la Bogue.)

J'ai écrit dans mon premier article que Pierre Paul Marie de La Grandière appartenait à une famille de marins. Je ne savais pas à quel point c'était vrai. J'aurais dû dire: à une famille d'amiraux (2) et à une famille, si j'ose dire: de péris en mer: à St Domingue, au Cap de Bonne Espérance, à Ste Hélène, aux Indes.

Merci à Mr de VILLENEUVE de nous avoir mieux fait connaître une famille si fortement "attachée" à notre Pays de Redon d'une part, et d'autre part si dévouée au service de la France que plusieurs de ses enfants moururent pour elle aux quatre coins du monde.

Le document de Mr de Villeneuve pourra être consulté chez notre archiviste le Frère Bourmalo ou au siège de notre association, Tour Richelieu.

Prosper Divay