Sortie du mercredi 20 mars 2013.

LE INDRET.

Indre est composée de 3 anciennes îles de Loire à une quinzaine de km en aval de Nantes, 2 de ces îles sont ancrées rive nord (Haute Indre et Basse Indre), le Indret (petite Indre) est rive sud de la Loire on y accède par bac à partir de Basse Indre.

La fonderie d'Indret est un établissement industriel créé en 1777 par décision du ministre de la Marine Antoine de Sartine sur une île de la Loire, de la paroisse (aujourd'hui commune) d'Indre, en aval de Nantes, afin de couler des canons pour la Marine royale.

L'activité industrielle d'Indret a existé jusqu'à nos jours puisque le site de l'ancienne fonderie est actuellement occupé par l'Unité Propulsion de la DCNS (Direction des Constructions Navales Systèmes et Services).

Histoire :

A la fin de la guerre de sept ans 1756-1763 la marine française est exsangue, il faut construire des bateaux et les armer. En 1777 Louis XVI confie à un  ingénieur anglais William Wilkinson la construction sur l’île d’Indret d’une manufacture de canons pour la marine de guerre. La manufacture innove en utilisant la technique de moulage au sable étuvé.

Pour améliorer la résistance des canons en fonte on les coule pleins et ensuite on les fore.

Pour le processus de forage on construit un atelier, dans lequel on construit des machines comme celle schématisée ci-dessous.

Dans cette machine c’est le foret qui est fixe et le canon foré qui tourne mu par un moteur. Ici à l’origine c’est un dispositif marémoteur qui tourne le canon, un réservoir de 34 ha est créé pour collecter l’eau de la marée, (voir le plan ci-dessus). L’eau passe par la forerie pour faire tourner deux grandes roues. Les inondations les faibles marées, le gel, l’envasement des réservoirs entraînent un fonctionnement trop souvent perturbé du forage. La forerie du Indret est abandonnée dès 1828, le système hydraulique de l’atelier est comblé et le bâtiment est d’abord transformé en atelier de serrurerie. Et en 1843 le bâtiment est transformé en chapelle qui devient église paroissiale  en 1844 le culte y est exercé jusqu’en 1978.

Schéma d’une machine à forer les canons installé dans la forerie.

La chapelle : façade sud

Inscription:

Au-dessus du portail nord.

D.O.M. SUB INVOC.

S. HERMELANDI ET

S. ANNAE

INS. ANTRICINT ANNO SALUTIS M.DCCC XLIIII.

Canal d’arrivée d’eau sous le sol de la chapelle.

La belle charpente de la voûte en bois de la chapelle. De style gothique anglais.

Façade nord du château dit du duc de Mercœur, le monument a été modifié au cours des siècles, mais il a conservé ses quatre tours d’angle d’origine, ici on en voit deux (leurs fenêtres ont été agrandies).

Un château datant de 1420 mais il a succédé à un château du XIIème siècle. Ce château appartenait jadis au duc Jean V qui aimait beaucoup toute la région. Mercœur y séjourna. Le domaine ducal passe au domaine royal en 1532, tout comme la "Forêt du Gâvre" ainsi que les différents fiefs dits "de La Couronne". L’île d’Indret fut donné en 1588 par Henri II au duc de Mercoeur. Elle est ensuite la propriété de Louis Duplessis, sieur de Genonville, qui la revend en 1642 au roi Louis XIII.

L’ermitage de Saint-Hermeland. La maçonnerie est étrange, comme si on avait enlevé la couche de pierre la plus externe. On monte sur le toit en terrasse par un escalier qu’on devine à droite de la porte derrière les fougères. L’ensemble a l’allure d’une petite fortification placée à l’extrémité de l’île sur un promontoire au bord de la Loire la terrasse pouvait servir de point de surveillance de la navigation.

L'ermitage de Saint-Hermeland (VIIème siècle). Son plan formé de deux cercles qui se recoupent affecte la forme d'un 8. Les deux tours accolées communiquent entre elles à l'intérieur et ont cependant une entrée extérieure distincte. Un escalier serpentant autour du monument conduit à une plate-forme.

Les Photos de la sortie.