Plan de la partie historique de la ville de Rennes.

Des images sont situées sur le plan, pour les voir déplacer le curseur et cliquer sur les zones qui s'activent.

La chapelle saint yves, la cathédrale Saint-Pierre, l'espace en jaune (square) place du maréchal Foch, les portes mordelaises, place Rallier du Baty, la prison Saint Yves, le couvent des Jacobins.

Le bourg gallo-romain de Condate établi au confluent de la Vilaine et de l’Ille sur un promontoire prend le nom de Redones , une des cinq tribus gauloises (Osismes, Redones, Namnètes, Vénètes, Coriosolites), qui occupe ce territoire de la Bretagne celtique 

Au IIIème les gallo-romains ont construit une muraille pour défendre la ville. Les fouilles ont montré que la ville gallo-romaine existait depuis le 1er siècle donc très vite après l’occupation romaine de la Gaule. Les fouilles du couvent des Jacobins ont montré que le centre de la cité de Condate se trouvait au niveau de ce couvent et que la ville s’étendait sur une centaine d’hectares, l’enceinte gallo-romaine du 3ème siècle est déportée vers le sud et a une extension beaucoup plus réduite moins de 10 ha. On trouve aujourd’hui encore des restes de cette enceinte. Cette muraille défensive va durer  jusqu’à la guerre de 100 ans aux  XIVème et XVème siècles.

Rennes devient la Capitale des Bretons à partir du XIème siècle.

L’enceinte du IIIème siècle entourant la Vieille Cité est renforcée et une nouvelle enceinte plus vaste vers l’est entourant la Ville Neuve est construite au début du XVème siècle, puis une autre enceinte au sud de la Vilaine va à la fin de ce siècle entourer la Nouvelle Ville. Ainsi on se trouve à la fin du XVème siècle dans une ville de Rennes découpée en trois parties closes, (2 au Nord et une au sud de la Vilaine).

1532 la Bretagne est rattachée à la France et pour contrecarrer l’influence des seigneurs locaux les rois de France accordent des privilèges à Rennes où se fixe le Parlement de Bretagne (1561), ce qui attire la noblesse reconvertie dans l’administration de la Province. Des hôtels particuliers y sont construits.

Ci-dessus restes de l’enceinte du début du XVème.

L’hôtel Racapé au nord de la place des Lices.

Au XVIIème siècle de grands chantiers sont entrepris, le Parlement de Bretagne l’actuel palais de Justice sont construits.

L’instauration de nouveaux impôts par Louis XIV  en 1675 mettant à mal  les conditions particulières pour l’imposition en Bretagne, déclenche la révolte du papier timbré à Rennes, et en Basse Bretagne la révolte paysanne des Bonnets Rouges, (menée dans la région de Carhaix par Sébastien le Balp).

Les nouveaux impôts devaient obtenir l’agrément du Parlement de Bretagne. La décision prise sans sa consultation le Parlement proteste, ce qui entraine son exil à Vannes jusqu’en 1689.

En 1720 un incendie parti d’une échoppe de menuisier provoque la destruction de 900 maisons à pans de bois, (les incendies dans ces maisons à pans de bois et en encorbellement étaient très fréquents aussi Louis XIV avait fait promulguer un édit pour remplacer ces maisons en bois par des maisons de pierre et interdir la construction de nouvelle maisons à pans de bois.

En 1760 la reconstruction est terminée avec des façades alignées et plus austères en granit et tuffeau.

Hors les murs de la cité médiévale la Lice accueille des joutes. Après la peste de 1622 on y relégua les foires. Les 2 halles en granit et en brique plus fer et verre, datent de 1868-1871 elles ont été construites par l’architecte Martenot s’inspirant des Halles Baltard de Paris.

Au nord de la place au 17ème Siècle les nobles parlementaires construisent des hôtels particuliers (Hôtels, Racapé de la Feuillée, de la Noue).

Les portes Mordelaises (ci-dessus) : furent construites au XVème pour renforcer l’enceinte du IIIème siècle. Elles sont formées d’un châtelet  à 2 tours et servaient à l’investiture des ducs de Bretagne. Le couronnement avait lieu à la cathédrale qui se trouve à proximité. La porte était protégée par un pont levis. C’était la porte principale d’entrée dans la ville fortifiée.

Détail des machicoulis 2

La muraille du XVème à proximité des portes mordelaises.

La cathédrale fut reconstruite en 1784 après l’effondrement de la nef, La façade de style classique (ci-contre à droite) est assez austère.

La chapelle gothique Saint-Yves est le siège de l’office de tourisme.

Vu sur le jardin du cloître des Jacobins en cours de fouilles

Les fiançailles d’Anne de Bretagne et de Charles VIII furent célébrées dans le couvent des Jacobins. Les moines furent chassés du couvent à la révolution. Il fut ensuite   occupé par des militaires pendant 200 ans. Au cours de leur occupation ils l’ont partiellement transformé en ajoutant des murs et des installations qui leur étaient  utiles mais la structure de base a été cependant assez bien conservée. Au cours des fouilles préventives de nombreux vestiges archéologiques ont été découverts traces de l’histoire complexe de 2000 ans qui s’est déroulée sur le site : des restes  de carrefours et de chaussées de rues de la ville gallo-romaine du premier siècle, des traces d’agrandissement du monastère, et aussi celles, d’un parcours hypothétique d’un  circuit de pèlerinage pour la vénération du tableau miraculeux de

Notre Dame de Bonne Nouvelle (ci-dessus), (le tableau est actuellement visible dans l’église Saint Aubin  à l’est du monastère),   et plus tard d’installation de grandes cuves dans le jardins du cloître pour le lessivage des vêtements militaires, etc.

La maison du prieur est extérieurement bien conservée.

Après la fin des fouilles une réhabilitation d’une partie des bâtiments et la construction d’un Palais des Congrès va débuter en ce lieu.

Notre Dame de Bonne Nouvelle (ci-dessus)