LES EDIFICES ROMANS DE LA REGION DE REDON

Introduction,

L'objectif de l'exposition est la présentation des différents édifices ayant des traces de romans dans leurs constructions dans la région autour de Redon au sens large, pas du pays de Redon seulement.

L'idée était comme pour les cadrans solaires et les mégalithes de faire le recensement le plus complet possible de monuments de ce type, partant des monuments préromans jusqu'aux monuments néoromans .

Albert NOBLET qui connaît bien le secteur m'a proposé une liste sur les trois départements entourant Redon de communes qui devaient avoir des édifices avec des restes correspondant à l'époque romane (du IXème au début du XIIIème siècle).

La carte.

Les édifices préromans.

La chapelle Sainte Agathe de Langon. IIIème et VIème siècle.

L'abbaye Saint-Benoît de Massérac. IXème siècle.

L'oratoire Saint-Marcellin de Mouais. IXème siècle.

La chapelle Saint-Etienne de Guer. X ou XIème siècle.

La chapelle du sacre de Charlemagne. Le 25 décembre 800 à Rome par le pape Léon III.

Ces constructions pré-romanes sont généralement de forme quadrangulaire simple avec des fenêtres étroites en meurtrières à l'intérieur il n'y a pas de voûte mais une charpente nue. Ce qui étonne dans le tableau du sacre de Charlemagne, c'est le mixte entre le roman classique avec arcs en plein cintre des fenêtres hautes assez grandes et le préroman comme l'absence de voûte sous le toit. Mais le sacre a lieu à Rome et les romains connaissaient déjà l'arc et la voûte plein cintre.

Installation de la prédominance de L'abbaye Saint-Sauveur de Redon. Et le roman typique.

Les panneaux.

L'histoire religieuse de la région de Redon a été influencée surtout par trois saints d'abord Saint-Melaine né à Brain sur Vilaine, mais elle a été limitée dans la région de Brain sur Vilaine qui se nomme alors Platz où il aurait créé une paroisse au VIème siècle et surtout Rennes où il a été évêque également au VIème siècle.

Puis c'est Saint-Benoît de Patras en Grèce qui est venu s'installer au tout début du IXème siècle à Massérac. Puis Saint-Conwoïon qui a créé l'abbaye Saint-Sauveur de Redon en 832. Mais dès la fin du IXème siècle Massérac et de nombreuses autres paroisses et prieurés ont été donnés à Saint-Sauveur par les ducs de Bretagne. Dès sa création l'abbaye Saint-Sauveur a bénéficié du soutien des ducs de Bretagne, puisque c'est avec le soutien de Nominoë qu'elle s'est installée à Redon, après le décès du duc Alain Fergent qui a été inhumé dans l'abbatiale ainsi que son épouse Ermengarde d' Anjou, on a envisagé un temps d'en faire la nécropole des ducs de Bretagne.

L'abbaye de Redon a ainsi obtenu de très nombreuses possessions, de sa création en 832 à la fin du moyen âge sur l'ensemble du territoire historique de la Bretagne. J'en ai recensé 21 qui vont de quelques km de Redon à 238 km pour la plus lointaine. ( un prieuré sur l'Ile grande en Pleumeur-Bodou)

La carte des possessions.

Les édifices templiers et le temple de Carentoir.

A dehors de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon l'ordre des templiers un ordre religieux militaire fut créé le 13 janvier 1129 initialement pour protéger les pèlerins pour Jérusalem, en fait son rôle a été surtout important pour les croisades et dans la défense des propriétés de l'église en Terre Sainte. Cet ordre a duré de la fin de la première moitié du XIIème siècle, jusqu'à sa dissolution par le pape Clément V au début du XIVème en 1312, après: la perte en 1292 de la Terre Sainte et un procès en hérésie initié par Philippe Le Bel. Il est intéressant de remarquer qu'à l'époque la Bretagne était autonome, elle aurait pu avoir une attitude particulière par rapport aux Templiers, mais la dissolution de l'ordre était le fait du chef de l'Eglise catholique le pape ce qui imposait à tout le monde chrétien cette sanction.

Les templiers édifiaient surtout en milieu rural; dans des villages ou dans de petites bourgades. Leur objectif était de gèrer des domaines agricoles qu'ils obtenaient par dons de grands seigneurs et des ducs de Bretagne, dans le but d'entretenir une armée en Terre Sainte.

Les édifices romans d'origine templière et de l'ordre des Hospitaliers Saint-Jean de Jérusalem.

Eglise Saint-Jean Baptiste de Lantiern, Eglise Notre-Dame de la Vraie Croix Le Guerno, les temples d'Ahaut et De Bas Limerzel, Le Temple en Carentoir, Le domaine de La Coefferie en Messac.

La commanderie templière de Carentoir, administrait l'ensemble des possessions templières de la région de Redon.

Certains édifices ont été édifiés par Les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, un autre ordre religieux militaire d'ailleurs plus ancien que les Templiers puisqu'il serait né au XIème siècle, puis sont passées sous l'administration de la commanderie de Carentoir, en réalité ce sont les hospitaliers qui après la dissolution en 1312 qui ont hérité de toutes les possessions templières. C'est le cas de le Guerno et Lantiern.

On constate que les possessions templières sont plutôt rurales et à l'intérieur des terres. Cependant avec la Coefferie à Messac ils ont accès à la Vilaine et par Lantiern en Arzal ils ont accès à la mer on remarquera cependant que ni Lantiern ni la Coefferie n'est directement au bord de l'eau, peut-être à cause de la gestion de la navigation qui était déjà confiée à des abbayes ou à des fiefs seigneuriaux. (on sait qu'à Redon la gestion de la navigation et la pêche sur la Vilaine et L'Oust était partagée entre l'Abbaye Saint-Sauveur et la seigneurie de Rieux.)

Probablement les templiers ont été en concurence avec les Abbayes, pour les dons de possessions.

On remarquera pour les églises templières que nous avons étudiées qu'elles sont plus simples, et ont une architecture plus robuste et plus frustre que les autres édifices romans de la même époque.

Caractéristiques romanes des édifices étudiés. les arcs plein cintre, les contreforts plats, les constructions en petit moellons, des fenêtres étroites.

Les fresques.

Les chapiteaux.

Evolution des arcs.

La période de transition roman gothique.

Conclusion:

Il n'existe pas d'édifices qui soient purement romans dans notre régions. Les parties romanes vont de quelques traces à des parties importantes des édifices, c'est dans l'église paroissiale Saint-Pierre de Langon qui est fermée depuis quelques années qu'on trouve le plus de traces, il est question de la restaurer. Ce serait très intéressant de trouver très près les uns des autres un patrimoine néolithique (les Demoiselles et une enceinte tumulaire), un édifice gallo-romain devenu chapelle préromane, et une église en grande partie romane.

Trois édifices néoromans de la fin du XIXème et début du XXème ont repris ce style particulièrement beau avec l'utilisation des matériaux de couleur, surtout à l'intérieur des édifices. Les trois proches de Redon sont en Ille et Vilaine.