LE SAMEDI 4 OCTOBRE 2014 L’APPHR VISITE SAINT-MALO.


Histoire de Saint-Malo.

Au milieu du VIème siècle un moine gallois Mac Law (Malo ou aussi Maclou) débarqua sur un rocher pour évangéliser le pays d’Aleth (actuel Saint-Servan) dont il devint l’évêque.

Après plusieurs années il quitta la région pour la Saintonge où il mourut en 627. Ses reliques sont ramenées sur son île reliée à la terre par un banc de sable recouvert chaque jour par la marée haute.

Pour fuir les invasions franques et les raids Vikings l’évêché fut transféré d’Aleth sur l’île qui devint Saint-Malo.

La Grande porte.

Bastion de Hollande et statue de Jacques Cartier.

_ Saint-Malo doit son exceptionnelle fortune à la rage de vaincre et à l’esprit d’indépendance de ses habitants qui proclament  dans leur devise « Malouin d’abord, breton peut être, français s’il en reste ».

_ Anne de Bretagne, (Duchesse de Bretagne et Reine de France de la fin du XVème siècle au début du XVIème siècle) pour établir son pouvoir et se faire obéir renforcera en 1490 le château et face aux protestations des malouins y fera graver cette phrase « Quic qu’en Groigne, ainsi sera : c’est mon plaisir ».

Tour la Générale et l’entrée de l’hôtel de ville.

_ A la fin du XVIème siècle les malouins s’emparent du château et se proclameront République indépendante pendant 4 ans avec des ambassadeurs en Espagne et au Portugal. Après cet épisode la ville revient dans le giron de la France (à cette époque la Bretagne est déjà rattachée à la France depuis 1532.

A partir du XVIème siècle après la découverte de Jacques Cartier, les malouins firent fortune dans le commerce de la morue et des toiles fourrures, vins… Les marins aguerris pêchent en Terre-Neuve. Puis ils obtiennent du pouvoir royal le droit (en France on est sous le règne de Louis XIV) de s’emparer des navires ennemis en temps de guerre et de garder le tiers des biens. Saint-Malo devient un port de corsaires, les plus célèbres Duguay-Trouin (1673-1736) et Surcouf (1773-1827).

_ Au XVIIème Saint-Malo est le plus grand port de France. A partir de cette époque les armateurs font fortune dans le commerce avec les Indes, la Chine, le Chili et se font construire des hôtels particuliers (les malouinières on en compte 112 dans la région).

_ Après des attaques anglaises ils financent des fortifications et vers 1660 après l’incendie de la ville en bois, Garangeau et Vauban établirent des plans pour agrandir la ville, le port et améliorer les fortifications, Vauban étant décédé c’est Garangeau qui réalisa l’essentiel de ces réhabilitations.

_ Pendant la Révolution l’activité de la ville décline.

_ En août 1944 les bombardements américains détruisent les trois quarts de la ville. Après la guerre Saint-Malo a été reconstruite à l’identique dans le style monumental des hôtels des armateurs malouins du XVIIIème siècle par la volonté de Guy La Chambre (Maire de Saint-Malo de 1947 à 1965, il fut aussi député et plusieurs fois ministre et secrétaire d’état dans des gouvernements de gauche, sa carrière politique s’étend de 1928 à 1965.).

Quelques monuments :

_ Désormais le château d’Anne de Bretagne abrite l’Hôtel de Ville et dans le grand donjon construit par le duc Jean V pour surveiller la ville se trouve le Musée qui retrace l’histoire de la cité.

_ Les fortifications épargnées par les bombardements de 1944 sont l’œuvre de Garangeau élève de Vauban.

La statue de Robert Surcouf se trouve près de la Tour Bidouane, elle pointe le doigt vers l’Angleterre.

La statue de Jacques Cartier se trouve près du Bastion de Hollande.

_ Quelques maisons ont été épargnées par la guerre et l’incendie de 1944 : Hôtel Magon et Asfeld près de la porte Saint-Louis, l’hôtel de la Gicquelaie où naquit

Chateaubriand ainsi que la maison en verre et bois du XVIème rue Pélicot.

_ La cathédrale Saint-Vincent est un mélange de styles de diverses époques elle a la particularité d’épouser la forte pente, l’édifice comporte plusieurs niveaux de l’entrée ouest on descend dans la nef par un escalier, de la nef on descend au chœur qui est au niveau le plus bas:

 

La nef du XIIème siècle romane à chapiteaux romans typiques est recouverte de voûtes d’ogives de style angevin, cela montre que l’ogive existait avant le gothique, les arcs brisés existent déjà dans le roman dit de style arabo-byzantin à partir du Xème siècle,  (cependant les premières églises gothiques existaient déjà au nord de la France). Les puissantes colonnes donnent à cette partie peu éclairée un aspect lourd en contraste avec è

Le chœur du XIIIème siècle de style gothique anglo-normand très éclairé par de magnifiques vitraux.

Partie ouest de l’édifice de style renaissance.

_ Chateaubriand avait demandé à être enterré sur l’îlot du Grand Bé. (Bé d’origine celtique veut dire tombe, (en breton bez).)

_ Les restes de Duguay-Trouin et Jacques Cartier sont inhumés dans la Cathédrale Saint-Vincent.

En partant un coup d’œil sur les voiliers du Bassin Duguay-Trouin, rapport à la gloire passée du port de Saint-Malo, n’est pas dépourvu d’intérêt.


JACQUES CARTIER.


En 1534 François Ier charge Jacques Cartier (1491-1557) de découvrir la route des Indes par le Nord-Ouest. L’objectif est de trouver de l’or et des diamants. Il aborde à Terre Neuve et remonte le fleuve qu’il nomme le Saint-Laurent.

Limoëlou

Le manoir de Jacques Cartier à Rothéneuf

Les terres découvertes deviennent possessions françaises. Lors de son deuxième voyage il atteint le site de Québec et le mont royal (Montréal). Le 3ème voyage se termine mal il rentre précipitamment en France pour montrer l’or et les diamants qu’il a trouvé. Il se ridiculise car en guise d’or il apporte de la pyrite (sulfure de fer nommé l’or des pauvres), du mica blanc  (qui prend une couleur dorée quand il contient un peu de fer), pour les diamants il s’agit en fait de cristaux de quartz. Couvert de dettes il se retire dans son manoir de Rothéneuf, transformé de nos jours en musée qui lui est consacré. Mais bien qu’il ne fût pas un spécialiste de l’or et des pierres précieuses, pour ses expériences de marin il était resté très écouté des navigateurs et des cartographes.

Portrait de Jacques Cartier par Théophile Hamel, 1844, d'après un portrait aujourd'hui disparu produit en 1839 par François Riss (1804-1886).
— On ignore cependant son vrai visage.

Images de la Visite.