Origine du site et destructions

Ces alignements sont les plus importants recensés à ce jour en Bretagne intérieure. C’est aussi le site d’alignements le plus important après Carnac en Bretagne. Élevés au Néolithique, il y a environ 5 000 ans, le site comprend également des traces archéologiques caractérisant une zone d'extraction et de manutention des pierres.

Suivant les sources, les menhirs furent abattus au Ier siècle ou autour de l’An Mil, vraisemblablement sur injonction des autorités religieuses de l’époque, si bien qu’il ne restait plus, à l'époque contemporaine, que trois menhirs debout à peine visibles de la route.

Les fouilles conduites par Yannick Lecerf, à partir de 1989, permirent de retrouver de façon précise les fosses et les pierres de calage d’un nombre important de ces menhirs et ainsi de les redresser à leur emplacement exact (ce qui ne fut pas le cas à Carnac au début du XXe siècle, on dit même que certains des menhirs ont été redressés à l’envers, et des menhirs ne provenant pas de Carnac ont été achetés pour compléter les alignements).

On a ainsi pu retrouver six lignes de menhirs d’orientation approximative est-ouest, avec plusieurs éléments légèrement en décalage de l’axe des alignements.

Le site mégalithique des Pierres Droites fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 16 juin 1997.

Le redressement de ces menhirs a été l’occasion de se poser le problème de transport et des techniques de dressage de menhirs par les néolithiques.

Ces menhirs sont de tailles variables il y en a des grands et des petits, mais pour la très grande majorité ils sont de schistes pourprés et ont été extraits sur le site la roche y est abondante et proche de la surface où se trouvent aussi des traces d’extraction des blocs.

Ci-dessous : à gauche, un des plus grands menhirs du site en schiste pourpré  noirci par les lichens, au centre, un petit menhir en quartzite veiné de quartz le seul menhir qui n’est pas en schiste, à droite, proche du site, la voie romaine dallée Guer-Monteneuf.

Photos de la visite. Le groupe de l'APPHR parmi les menhirs. Devant un grand menhir redressé. Tous les menhirs n'ont pas été redressés, seuls l'ont été ce dont on aretrouvé les callages. Ici un menhir en cours d'extraction.

Pignon est de la chapelle vu à l’extérieur en 2003 et en 2012, à l’intérieur en 2004 et image ci-dessous en 2012 après restauration. Un certain nombre d’éléments sont très lisibles dans ces images en couleur. A l’extérieur on remarque que la base du mur comporte des briques rouges sur plusieurs assises, dans la pointe du pignon, les briques rouges sont disposées pour former une ornementation en triangles. Le mur est soutenu par deux contreforts plats. Le reste de la maçonnerie est constituée de blocs de schistes pourprés, parsemée de blocs plus clairs de granite. On remarque qu’à l’origine le toit était plus plat et qu’il a été surélevé et transformé en toit à coyaux. Sous les coyaux le mur est fissuré de haut en bas, autant au nord qu’au sud. Sur la photo de l’intérieur on remarque que des deux côtés et sous le toit les pierres, sont à nu il n’y a pas de crépis ni de fresques, comme si au départ la fresque avait été détruite en partie pour modifier le pignon et les murs.

Dans le pignon de 2003 on remarque au centre une étroite fenêtre murée. A l’intérieur elle est plus carrée et transformée en niche. De part et d’autre de la fenêtre on remarque deux carrés sans crépis, ce sont les traces de l’ancien retable qui a été placé au fond de l’église après la restauration de 2011-2012.

Les fresques : au-dessus de l’autel on remarque de nombreuses fresques, autrefois en grande partie cachées par le retable. Au milieu du triangle du pignon, dans un rond rouge (mandorle) est représentée la Trinité : Dieu le père coiffé d’une tiare papale présente enveloppé dans un suaire blanc son fils en croix. La tête du fils est surmontée de la colombe du Saint-Esprit.  Autour le tétramorphe, de gauche à droite, en haut : l’aigle pour Saint Jean, le lion pour Saint Marc, en bas : l’ange pour Saint Matthieu, et le taureau pour Saint Luc.

Photos ci-dessus façade sud à gauche et façade nord à droite on remarque au sud 3 contreforts plats, de l’ouest vers l’est : un grand à droite de la porte, un moyen entre les deux fenêtres et un petit sous la dernière fenêtre, sans doute abaissé pour agrandir la fenêtre du XVIIème siècle. Sur la façade nord on retrouve trois contreforts de même type. A gauche de la porte, en continuité de haut en bas sous la fenêtre en meurtrière, on remarque un changement de maçonnerie, la chapelle a été prolongée vers l’ouest. De part et d’autre du contrefort médian on remarque deux fenêtres en meurtrières.

En conclusion, on remarque dans l’édifice plusieurs phases de construction : la première correspond à la partie en briques rouges qui pourraient être gallo-romaine, ainsi la base du pignon pourrait être de cette époque 3ème ou 4ème siècle. La forme générale de l’édifice est quadrangulaire et à l’intérieur il n’y a pas de voûte, les ouvertures en meurtrières de la partie à contreforts du bâtiment caractériseraient une construction de l’époque préromane du Xème au XIème siècle. De plus, la décoration en triangles de briques du pignon existe dans des édifices romans de cette époque (Savennière). A l’intérieur les fresques sont plus tardives et seraient du XIVème siècle. Les modifications de toiture concernant les fresques et l’allongement de l’édifice vers l’ouest, seraient du XVème siècle et enfin l’agrandissement des fenêtres tel que l’indique la date de 1631 inscrite sur le tuffeau de la fenêtre est de la façade sud et l’allongement seraient du XVIIème siècle. La chapelle Saint-Etienne comporterait donc bien des parties préromanes.

Photos de la sortie. Vue générale de la chapelle par le sud-est. Détail du décor en brique du pignon est. Gros plan sur une pierre blanche, qui sont généralement en poudingue de Montfort. Pierre du bâtiment annexe gravée du texte suivant "FAID PAR VENERABLE DIACRE FRERE GUI PROVOST PRIEUR DE CEANS 1633.

Les fresques. Coin nord-est. Pignon est fresques et autel. Côté sud de la niche du pignon est. Les 4 vivants de l'Apocalypse ou Tétramorphe (tétra=4) (morphe=forme), 1 Luc (le taureau) 2 Matthieu (l'homme) 3 Jean (l'aigle) 4 Marc (le lion)

La statue de Sainte Apolline. Détail de la tête.

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